A la Croix-Rousse on est bien de partout

Gérard Berliet, ancien tisseur, décortique l'aspect particulier de la Croix-Rousse

  • Gérard Berliet, ancien tisseur
  • Les pentes de la Croix-Rousse
  • Croix-Rousse - Montée de la Grande Côte

Quelle est la particularité du quartier de la Croix Rousse ?

A la Croix-Rousse on est bien de partout. Dès qu'on est sur le plateau on est bien. Ca se traduit l'été par 2 à 3 degrés en moins qu'en centre ville.  Il y a plus d'air et on a une belle vue. La Croix-Rousse c'est la colline qui travaille et Fourvière c'est la colline qui prie. Les métiers à tisser on les entendaient tourner depuis Fourvière. D'un côté, ça descend à la Saône de l'autre, ça descend au Rhône. On ne peut pas se perdre ! Il suffit d'aller tout droit pour trouver une sortie.

Quelle histoire vous avez avec ce quartier ?

On était sept, j'avais quatre sœurs aînées et deux frères et on est tous nés à côté. Je ne veux pas dire que j'entendais les métiers à tisser avant la voix de ma mère mais presque. Quand on partait gamin avec une cannette dans la poche et puis on tournait autour des gens. Puis au bout de cinq minutes, ils étaient pris dans une espèce de toile d'araignée et ils se demandaient ce qui arrivait. C'était marrant.

Quelle est la personnalité et le lieu symbolique de ce quartier ?

Il y a Jacquard, l'inventeur de la machine qui va sélectionner les fils pour faire les tissus, les beaux tissus.
Et puis il y a aussi le gros caillou. C'est soi disant un caillou laissé par les glaciers et charrié par le Rhône mais bon ça remonte à longtemps, j'étais très petit.
La Croix-Rousse, c'est mon village. Il ne faut pas oublier qu'elle était indépendante, c'était une zone franche qui a été rattachée à Lyon en 1852. Il y avait une grande séparation entre cette colline et la ville.

 

Plus de renseignements sur le site  croixrousselevillage.com